3 conseils pour atténuer l’impact de ma séparation sur mes finances!

  • Par Émilie Gagnon
  • 09/08/2022

Le saviez-vous ? L’argent est une des causes principales des ruptures amoureuses ! Eh oui ! Un couple marié ou en union libre sur quatre (27 %) reconnaît que le stress financier affecte leur relation, et le chiffre est encore plus élevé (41 %) pour les jeunes couples, selon un rapport de la Banque CIBC

Une séparation est une décision qui n’est jamais facile à prendre et qui est autant difficile sur le plan émotionnel que financier. À cet effet, nous voulons vous partager nos 3 conseils financiers pour atténuer l’impact de votre séparation sur vos finances. Ces astuces vous permettront de vivre une séparation moins problématique, sur le plan financier tout du moins !

Bonne lecture !

 

Conseil #1 : Revoir ses finances personnelles 

Il est primordial que vous revoyiez l’ensemble de votre planification financière puisqu’il y a plusieurs éléments financiers que vous faisiez à deux auparavant que vous aurez à assumer seul, par exemple, certaines dépenses, votre retraite, etc.

À cet effet, suivez-les sous étapes ci-dessous pour pousser davantage votre réflexion concernant vos finances personnelles à rebâtir.

1- Refaites votre bilan financier postséparation

Il s’agit de calculer votre avoir net en dressant la liste de ce que vous possédez (vos actifs) et de ce que vous devez (vos passifs) en temps réel. Cela va vous permettre de prendre conscience d’où vous en êtes rendu financièrement. Dans le bilan, vous devez aussi prendre en compte du partage des biens (voir le point 3 ci-dessous) et déterminer le montant et la fréquence des pensions à verser (s’il y en a).

2- (Re) Faites un budget

En fonction de votre bilan, vous pourrez faire un budget adapté à vos moyens, à vos besoins et à vos engagements financiers (revenus et dépenses). Pour ce faire, vous devez analyser votre nouvelle situation financière, voir quelles seront vos dépenses essentielles, définir vos nouveaux objectifs financiers et vous refaire un plan de retraite. En bref, vous devez revoir à partir du début votre planification financière en fonction de vos priorités et besoins.

Psst ! Voici un outil très utile pour créer votre budget : le planificateur budgétaire de l’ Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC).

3- Dressez un portrait des finances communes

Si vous aviez préalablement établi un budget durant votre relation de couple, cette étape sera plus simple pour vous, puisque connaissez déjà la contribution financière de chacun. 

À cet effet, vous devez faire une liste des actifs et engagements financiers communs. Concernant les biens détenus en commun et assujettis à un prêt (ex. : une voiture ou un chalet), vous devez décider si vous souhaitez continuer de les détenir à deux, les vendre ou les transférer à un seul. L’hypothèque concernant la résidence familiale est aussi à prendre en considération à cette étape, puisque tant et aussi longtemps que l’hypothèque n’est pas remboursée, ou rachetée à 100 % par l’un des deux ex-conjoints, vous êtes tous les deux conjointement responsables du paiement du prêt, et ce même si vous n’y habitez plus.

En entamant cette réflexion concernant la division de vos biens, vous aurez une idée plus claire des biens qui vous reviennent.

 

Conseil #2 : Clarifiez votre situation de vie de couple

Le type d’union influence la capacité à maintenir son autonomie financière ! 

En effet, que l’on soit marié/uni civilement ou conjoint de fait au moment de la séparation va déterminer ce avec quoi on va sortir (financièrement) de la relation.

À cet effet, si vous êtes marié ou en union civile, votre patrimoine familial sera réparti équitablement et certaines personnes devront même céder une partie de leurs REER (ou fonds de pension), tout dépendant de la situation.

Pour votre information, le patrimoine familial, c’est un ensemble de biens qui doivent être partagés à parts égales lors de la fin d’un mariage ou d’une union civile.

 Si jamais vous avez des questions : pensez à aller consulter un notaire. Vous pouvez en trouver un via notre bottin virtuel !

En union libre, les biens et les épargnes ne sont habituellement pas séparés également. Ainsi, vous sortez de la relation de la même manière (avec les mêmes biens) que vous y êtes entré. Par contre, vous n’aurez aucun droit sur les biens de l’autre, tant et aussi longtemps que votre nom ne sera pas ajouté légalement. D’ailleurs, les conjoints de fait peuvent avoir recours à un contrat de vie notarié/contrat de vie commune.

Qu’est-ce qu’un contrat de vie notarié ? C’est un document légal rédigé par un notaire ou un avocat, fait sur mesure pour le couple de conjoints de fait.  Le but de ce document est d’y inscrire les responsabilités et les contributions financières de chacun, de même que votre budget ou votre compte conjoint. Ainsi, les règles seront clairement établies dès le début de votre vie commune. Si une séparation se produit, ces règles seront disponibles en guise de soutien et éviteront des malentendus.

 

Conseil #3 : Faites le point sur les pensions alimentaires

Si vous avez des enfants et/ou si vous étiez marié(e), il se peut que vous deviez à votre ex-conjoint(e) une pension alimentaire (suite à la séparation). Cette pension alimentaire pourrait être pour les enfants et/ou pour votre ex-conjoint(e).  

1- Pension alimentaire pour enfants :

Une pension alimentaire pour enfants c’est un montant d’argent payé par un des parents à l’autre pour subvenir aux besoins de leurs enfants suite à leur séparation. 

Mais qui est le payeur dans l’histoire ?

Le parent qui n’a pas la garde des enfants doit payer une pension alimentaire pour enfants à l’autre parent. C’est vrai même si l’autre parent gagne un revenu plus élevé que le sien. Un parent peut également devoir payer une pension alimentaire pour enfants à l’autre parent quand il exerce la garde partagée des enfants. 

Comment négocier une pension alimentaire pour enfants qui soit juste et équitablement pour les deux ex-conjoints ?

La pension alimentaire peut être négociée à l’amiable, en médiation et devant la Cour. Peu importe la méthode de négociation, les ex-conjoints devraient prendre en compte les éléments suivants durant leur discussion (éléments qui permettront d’être juste et équitable envers les deux ex-conjoints) : 

-les revenus et actifs de chacun;

-l’impact de la division des biens entre les conjoints;

-l’impact des responsabilités liées à l’éducation des enfants sur la disponibilité  d’un parent à travailler à l’extérieur de la maison à temps plein;

-le temps nécessaire à un conjoint financièrement dépendant pour devenir autonome, 

-la capacité de chacun à couvrir les coûts reliés aux enfants;

-l’âge et la santé des deux conjoints;

-les conséquences fiscales du paiement de la pension alimentaire pour chacun des conjoints;

2- Pension alimentaire pour époux (se)

Une pension alimentaire pour époux c’est une somme d’argent qu’un(e) époux (se) paie à l’autre après la séparation ou le divorce.

En effet, quand un couple divorce, l’un des époux peut demander à l’autre de lui verser une pension alimentaire pour l’aider à subvenir à ses besoins. La pension alimentaire pour époux (se) peut prendre plusieurs formes, par exemple, un versement périodique ou un seul grand versement, et peut être demandée pour une durée limitée ou indéfinie. 

Comment négocier une pension alimentaire pour époux (se) qui soit juste et équitablement pour les deux ex-conjoints ?

La pension alimentaire peut être négociée à l’amiable et peut être réclamée dans la demande de divorce ou devant la Cour. Peu importe la méthode de négociation, les ex-conjoints devraient prendre en compte les éléments suivants durant leur discussion (éléments qui permettront d’être juste et équitable envers les deux ex-conjoints) : 

-les besoins financiers, les moyens financiers et la situation de chacun des époux;

-la durée de leur vie commune;

-les rôles qu’ils ont occupés durant le mariage;

-les jugements ou ententes qui accordent déjà une pension alimentaire à un des époux;

Psst ! Il arrive qu’un(e) époux (se) doive payer à la fois une pension alimentaire pour enfants et une pension alimentaire pour son ex-époux. S’il n’a pas les moyens de payer les deux pensions alimentaires, celle pour les enfants a priorité sur celle pour l’ex-époux (se).

 

C’est tout pour cet article et nos propositions d’astuces. 

Si vous avez aimé ce contenu et/ou si vous pensez que cet article peut aider une personne de votre entourage, n’hésitez pas à le partager autour de vous !

Vous aimeriez être accompagné pour revoir vos finances et votre budget suite à votre séparation ? Ou pour toute autre question concernant vos finances personnelles ? Nos experts financiers sont là pour vous aider !

Prenez rendez-vous pour une rencontre gratuite de 30 minutes avec nous au lien suivant : https://zcu.io/7lEX

 

 

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